Galerie le 116art

116 Route de Frans,
69400 Villefranche-sur-Saône
Tél : 06 60 51 89 22
Mail : galeriele116art@orange.fr

Horaires

15h-19h00 du jeudi au samedi
1er dimanche de chaque mois
Sur rendez-vous

Itinéraire

10 ans, 10 artistes, 10 oeuvres, 10 expositions

10 ans d'existence, que faut-il retenir ?

2008-2018 : 10 ans d’existence à travers 50 expositions où ont été présentées les oeuvres d’artistes contemporains régionaux, français et étrangers.

10 ans : un grand anniversaire pour une galerie d’art contemporain qui se devait de les fêter et dont l’aventure continue.

Du positif surtout :

  • La promotion d’artistes hommes et femmes à travers une majorité de « solo show »
  • Un nombre de visiteurs grandissant, du simple curieux au fidèle collectionneur d’art contemporain en passant par l’amateur passionné.
  • Une aventure personnelle enrichissante avec les plasticiens et les différents publics présents régulièrement aux vernissages et tout au long des expositions.
  • La satisfaction d’avoir fait connaitre à un vrai public toujours plus large, l’art contemporain dans toute sa variété et ce malgré l’activisme de certains contempteurs.

Des regrets aussi :

  • L’art contemporain reste encore largement méconnu du grand public. Il est toujours aussi difficile de sortir « du cadre » classique, et le tableau manque d’imagination.
  • La difficulté de jeter des passerelles entre les différents partenaires artistiques et institutionnels ; complémentarité et ouverture étant moteurs de la vie artistique et culturelle.
  • Une absence de la galerie dans les foires ou autres salons professionnels français et européens.

C’est le chalenge que la galerie le 116art se donne pour les années à venir.

La galerie le116art est heureuse de montrer 10 artistes de son choix pour ce grand anniversaire sur toute l’année 2018 : Patrice Ferrasse, Sylvie Dupin, Frédérique Fleury, Yves Henri, Gérard Mathie, Sophie Menuet, mireï l.r., Marc Pessin, Ariane Thézé, Eric Vassal et la programmation 2019/2020 poursuivra avec tous les autres artistes qui collaborent régulièrement avec la galerie sur le mode habituel; privilégiant ainsi les expositions monographiques avant tout.

Je continue à penser que, pour défendre le plasticien engagé dans son époque, on doit l’accompagner tout au long de sa production, vivre avec lui son aventure, sa singularité.

Jean-Marc REVY, fondateur de la galerie le116art

Patrice Ferrasse

du 5 au 27 janvier

TRANSE FIGURATION
Il y a quelque chose de persistant-certains diront insistant-dans la démarche de Patrice Ferrasse, un plaisir opiniâtre à se rendre anonyme, à préciser la définition puis, quand elle se présente, à lui échapper aussitôt. Cette énergie, dépensée à travestir la réalité, à questionner les genres, à inverser les rôles, à retourner les situations, à contrarier les cloisons, à déjouer les systèmes et à se jouer des objets, est produite par la fiction de deux concepts : le trans et la transe. Une histoire de rythmes, de passages, de transports, d’échanges, de métamorphoses ; celle de l’adulte qui sommeille en l’adolescent (et vice versa).

L’artiste, qui n’est pas ici pour « faire de la figuration », invite qui le désire à chercher son sens propre, à prendre la mesure du temps en obstruant l’espace, en assiégeant la place, en investissant le contexte le plus concrètement possible.

Quoi d’étonnant alors que le chemin de traverse-lequel n’est pas sans embûches, mais sans lequel il ne se déplace jamais !- ait amené Patrice Ferrasse à s’installer cet hiver à la galerie le 116art…

Olivier Godeux

Yves Henri

du 2 au 24 février

Yves Henri, en flagrant délit de « complexité d’évasion »
Le travail d’Yves Henri est assurément fort éloigné de l’idéal d’art tel que le formulait un Matisse, cherchant à offrir dans son tableau « quelque chose d’analogue à un bon fauteuil qui délasse de ses fatigues physiques ». Non qu’il n’accorde d’importance à la fonction sociale de l’art, et même à la contribution que celui-ci peut d’apporter, sinon au « bonheur » d’être ensemble et de faire société, du moins à la jubilation commune d’inscrire, dans des formes symboliques, des mémoires et des valeurs portées et discutées ensemble. En témoigne ce qui depuis longtemps bat au coeur de son oeuvre : la création partagée. Au point que chacune des oeuvres produites dans la rencontre avec l’autre, les autres, ne prend pleinement tout son sens que dans le sillage de cette rencontre, et que parfois même l’oeuvre soit prête à laisser la première place au processus.

Ici, toutefois, dans les travaux que réunit l’artiste dans l’ensemble qu’il intitule « complexité d’évasion », nous avons affaire à ce qui pourrait bien être comme l’envers personnel et solitaire de la démarche du père du « petit peuple des guetteurs ». Ici, l’artiste ne s’affronte qu’à lui-même, et se découvre irrémédiablement seul face à ce qui constitue notre lot commun. Je ne trouve qu’un seul mot, vulnérabilité, pour signifier ce qui relie ce gisant, ce buste de femme encagée, ces encres et ce « grand noir », cette cage de fer rouillé où l’artiste s’absente dans l’exhibition même de sa propre chair, sous le regard vide et improbable du spectateur : oui, vulnérabilité. Mais il y a aussi, flottants dans leur blancheur et la fragilité des filins transparents, ces frêles vaisseaux fantômes, cette avant-garde ou arrière-garde de l’armada des « naufragés éphémères », et qui nous disent, dans une forme et une matière plus légère, se balançant comme les bateaux de l’enfance, ce que disait déjà l’exposition de 2014 à Saint-Cyr-au-Mont-d’Or : « Quand je serai grand je mourirai ».
Alain Kerlan

Frédérique Fleury

du vendredi 9 mars au samedi 31 mars

Frédérique Fleury ou la force des formes
… Explosion de vie, de sensualité, délire de formes. La vie est ainsi, elle provoque des symétries et des équilibres fous, elle s’essaie en essayant l’impossible, des alliages improbables, éphémères. Elle fait feu de tous bois. Frédérique Fleury également. Non pas seulement une démiurge, mais surtout, une amoureuse passionnée de la vie sensorielle, de tout ce qui se touche du regard et de la peau, de tout ce qui fait signe et lien. Langues, tentacules, feuilles charnues, pieds, pattes, excroissances, il faut que se marient les contraires, tous les règnes se confondent, le dur et le mou cohabitent, le chaud et le froid, le terne et le vif….
Extrait du texte d’Alain Nouvel
Juillet 2017.

mireï l.r

du vendredi 6 au samedi 28 avril

« Comme dans le « mur » d’André Breton, les oeuvres de mireï tissent une toile de sens et d’accords complexes, où, dans l’installation, le hasard le dispute à l’ordre, et correspond toujours à une nécessité poétique. »

2017 extrait in wall power unlimited, Annie Mollard-Desfour